Ses chapelles

CHAPELLE NOTRE-DAME DE MISERICORDE - 2e moitié XVIIIe siècle (en partie)
Chemin de la Pierrette, face à la belle ferme de l'Aulnaie. Plantée derrière un muret dans un jardin privé, cette chapelle ne présente qu'un intérêt relatif d'un point de vue architectural car elle est fort composite. Seul le socle, enfoui jusqu'à mi-hauteur dans la terre (cassé?), semble bien être de la seconde moitié du XVIlle siècle, comme le suggèrent sa forme et le type de taille. Le début de l'inscription seulement est lisible. Posée sur une tablette partiellement refaçonnée en ciment, la niche abrite derrière sa grille une Vierge à l'enfant, sans doute du début du XXe. Le couronnement est constitué par la superposition un peu fantaisiste de blocs de calcaire.

CHAPELLE DES TROIS SAINTS - 1761
Rue des Clochettes. Cette belle chapelle, située à la rencontre de trois chemins, est fort intéressante à plus d'un titre. Il s'agit tout d'abord d'un édicule circulaire, type qui reste rare dans toute la Wallonie. C'est par ailleurs une borne potale à plusieurs niches, dont seuls deux autres exemplaires peuvent être observés dans l'entité: l'une au chemin des Théodosiens à Soignies, l'autre à la rue de Neufvilles. Une troisième toute proche se trouve à la rue des Gaillards à Braine-le-Comte. Le nombre 3 est évidemment symbolique. On peut imaginer que la multiplication des saints invoqués visait un renforcement de la protection. Enfin, cette chapelle est remarquablement sculptée dans quatre blocs seulement. Le corps supérieur est constitué de trois niches en cul-de-four rehaussées d'une archivolte continue et fermées d'une grille en fer forgé. Sur le socle, trois cartouches écornées sont gravés d'inscriptions.

CHAPELLE SAINTE-ANNE OU GRANDJEAN - XVIlle siècle
Rue de Saint-Denis. Complètement isolée au point de confluence avec le chemin qui mène à l'Abbaye de Saint-Denis, cette chapelle trapue à base quadrangulaire présente une façade appareillée en pierre de taille calcaire devant un corps en briques. Dans la partie supérieure, vraisemblablement transformée et couverte d'une dalle, la dédicace est assez érodée. Il s'agit d'un lieu pieux consacré comme l'indique l'inscription, à sainte Anne Trinitaire, c'est-à-dire "en trois", le plus souvent représentée en aïeule à côté de sa fille Marie, elle-même portant l'enfant jésus; les trois générations sont ainsi réunies dans une proximité affectueuse. On raconte que le Jean Lespinoy, appelé le "Grand Jean" en raison de sa stature, fit élever cette chapelle afin de solliciter le pardon pour avoir menacé de mort le curé du village, qui lui reprochait bien légitimement d'avoir laissé entrer son chien dans l'église.

CHAPELLE SAINT-PIERRE - 1889
Chemin de Saint-Denis. Au hameau de la Motte, où s'élevait jusqu'au XVe s. le château de la célèbre seigneurie du même nom, un petit oratoire commémore la mort de "Huit cents soldats brûlés vifs lors des guerres de Louis XlV ", dont une bataille se déroula ici en 1678, entre les troupes françaises que commandait le Maréchal de Luxembourg et les Alliés menés par le Prince d'Orange. Ce sont plusieurs centaines parmi ces derniers qui périrent enfermés dans une métairie incendiée. L'édifice, en briques et pierre calcaire, millésimé 1889, est de style néo-classique, ainsi que le suggère l'entrée cantonnée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire. Il est dédié à saint Pierre, dont les symboles - la tiare et les clés (du Paradis) - sont représentés dans l'axe de la croix faîtière en fer forgé. Connu surtout comme patron des pêcheurs, Saint-Pierre est parfois considéré également comme celui des prisonniers, car, selon la légende, il fut miraculeusement délivré de son cachot par un ange (d'où la fête de Sant-Pierre-aux-Liens, le premier août).

CHAPELLE DU SACRE-COEUR
Rue de la Procession . Ce simple édifice en briques peintes abrité sous une bâtière de tuiles fait partie de la ferme du Rotteleur, qui était un relais pour ceux qui, jusqu'au XVIlle siècle, voyageaient par la route de Mons à Bruxelles, alors toute proche. La chapelle devait servir de reposoir lors des processions qui passaient par là, ainsi que le suggère le nom de la rue. Elle est maintenant désaffectée de toute fonction cultuelle et passe facilement inaperçue car pas même une croix ne la signale.

CHAPELLE SAINTE BARBE - XIXe
Rue de la Procession. Il s'agit ici d'un modeste édicule à niche carrée, en briques blanchies, mais il est très bien mis en valeur par les trois grands pins parasols qui l'accompagnent et que l'on dit centenaires. Elle vaut certainement le détour, ne serait ce que pour le point de vue qui permet de découvrir la vallée de l'Obrecheuil. Sainte Barbe est considérée comme la patronne de ceux qui touchent le feu (artificiers, pompiers, etc.), sans doute parce qu'elle est liée par la légende au "feu du ciel" (son père périt foudroyé après l'avoir tuée). Elle est aussi invoquée contre la mort subite qui était, pour les anciens, source de terrible angoisse. La "bonne mort" était celle qui était accompagnée des sacrements. Est-ce pour cette raison qu'on lui éleva une chapelle à deux pas des champs qui furent le théâtre de la bataille évoquée précédemment, au cours de laquelle de nombreux hommes périrent par le feu ?

CHAPELLE NOTRE DAME DE LOURDES - 1875
Rue du Château. A l'angle de la route qui mène à la ferme de l'Hosté à Casteau, ce petit sanctuaire de plan octogonal dominé par un lanternon est d'inspiration romane, notamment par la porte en plein cintre accostée de colonnettes. Principalement élevée en briques, cette construction est toutefois animée d'arcatures et de chaînes horizontales en pierre blanche. Une pierre au-dessus de l'entrée est simplement gravée d'une invocation. L'intérieur, régulièrement entretenu et meublé de quelques chaises, abrite un autel, dont la partie supérieure est une grotte avec une statue de la Vierge.

CHAPELLE NOTRE-DAME DES DOULEURS - 1783
Rue de Sirieu. Contre le mur latéral de l'ancien presbytère s'adosse une belle potale typique de la production sonégienne, datée par le chronogramme contenu dans l'invocation. Il suffit d'additionner les chiffres romains cachés par les lettres mises en exergue. Suit, également sur le piédestal galbé, la désignation du commanditaire, censier de la ferme du Rotteleur. La niche classique en calcaire, constituée de montants traités en pilastres et d'un entablement cintré à retours, abrite une belle statue de la Vierge, sculptée dans le même matériau au XVIlle.

CHAPELLE SAINT-JOSEPH - XXe siècle (première moitié)

Rue de Sirieu (à gauche).

CHAPELLE DE LA SAINTE FAMILLE - XVIIIe siècle
Rue de Sirieu. Cette chapelle massive, située peu avant le cimetière, s'individualise dans la région par ses formes baroquisantes. Le socle quadrangulaire, coupé d'une mince tablette moulurée, est constitué de blocs de calcaire chantournés évoquant des balustres. La niche sous arc en anse de panier et protégée d'une grille en fer forgé est accostée d'ailerons à volutes. Une croix en pierre sculptée d'un Christ domine l'édicule. Peut-être s'agit-il d'un ouvrage recomposé car les deux parties principales ne semblent pas taillées dans la même pierre.

CHAPELLE SAINTE THERESE - début XXe
Rue de Sirieu (à droite, peu avant le cimetière).

CHAPELLE DE L'ENFANT JESUS DE PRAGUE - 1911

Rue de Sirieu. En bordure de champs sur la droite, cette chapelle consacrée, selon une dévotion particulière à l'enfant Jésus de Prague, présente un gabarit répandu dans la région: superposition de deux blocs trapus quadrangulaires, la niche en arc surbaissé légèrement plus petite que le socle. Le couronnement est en arceaux croisés, surmonté d'un petit parallélépipède, d'une tablette et d'une sphère plantée d'une croix; il est à rapprocher de celui de la chapelle Notre-Dame de Bohême au Chemin des Théodosiens à Soignies. La dalle de façade est gravée d'une dédicace. L'objet de dévotion est une statuette en plâtre peint représentant une sorte de petit prince coiffé d'une tiare.

CHAPELLE NOTRE-DAME DE SIRIEU - XIXe
Rue de Sirieu. Face à la rue Gérard et à proximité de la ferme du même nom, ce petit oratoire est consacré à une "Notre Dame" presque créée par et pour les habitants du hameau, puisqu'elle porte son nom ! Il s'agit d'une construction de plan rectangulaire, en briques et pierre calcaire, ouverte dans l'axe d'une porte en plein cintre que surmonte une croix en pierre. Le plafond à l'intérieur est lambrissé. L'autel en bois est peint d'une manière relevant du goût populaire en la matière, soit en bleu turquoise qui évoque le ciel; il est en outre animé de statuettes polychromes en plâtre.

CHAPELLE NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS - XXe

Rue des Clochettes, qui se poursuit en longeant le parc du Château de la Baille Rouge. Cette chapelle en briques est d'inspiration gothique: la porte en cintre ogival est rehaussée de quelques arcatures. Ce style néo-gothique, appliqué principalement en architecture religieuse, était très en vogue à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci. A l'intérieur, la Vierge est représentée en "piéta" ou "mère des douleurs", tenant sur ses genoux le corps du Christ détaché de la croix.